mardi 20 avril 2010

"Come out of your cave, walking on your hands, and see the world hanging upside-down"



"Dearest dear, I know you been here, why'd you run? Tell me why'd you disappear now?

That you're not here with me seems to be the only time that I can see you clearly.

I may not know how to treat or give you what you need, but I am a gentleman who says what he means now."


Voilà, internet à Crewe-les-bains, 50 minutes pour se connecter à une page. ça tombe bien, je ne suis pas du tout à la bourre. Ils ont introduit des pigeons éclopés en ville pendant les vacances, à moins qu'ils ne migrent dans ce pays, j'en sais trop rien, en même temps peut-on vraiment juger des oiseaux répugnants dans une ville où le supermarché a 30 caisses, dont les 5/6èmes sans client, où un homme tient un panneau "there's space here" au cas for probable où on ne distingue pas une caissière seule se faisant chier et un couple d'obèses puants et leur méga caddie rempli de nuggets au poulet surgelés. (nuggets : pépites. ça explique donc les céréales appelés "golden nuggets" qui font se demander à la majorité des français pourquoi le poulet de chez Mcdo est inclu dans des céréales au miel). Sinon il n'y a pas de librairie dans cette ville, mais près de 7 mois après y avoir mis les pieds j'ai vu avec bonheur que la minuscule boutique Claire's vend des tee-shirt Edward. ça me rassure grandement sur le niveau intellectuel local. De plus, une ville où les consommateurs ne se plaignent pas de payer - attention - entre £2.25 et £6 pour une carte d'anniversaire LAIDE devrait simplement être rayée de la carte. Cependant, soyons heureux, l'Angleterre avait fait une méga provision de graines de jonquilles contrairement aux provisions de sel/sable cet hiver,
et ce pour mon plus grand bonheur et pour mon premier mois d'Avril dans ce pays (il ne manquait plus que celui-ci, c'est à présent chose faite). Donc nos 10°c habituels poussent les djeuns à faire des méga feux dans les blocs de briques pour bbq, à sortir les chaises des common rooms, les guitares, et passer de chouettes soirées. Malheureusement ce ne sont pas des gens que je connais, avec mes camarades, on préfère faire griller des marshmallows roses, pieds nus, au dessus des plaques de la cuisine, les faire s'enflammer de sautiller partout en soufflant dessus quand ils sont carbonisés, tout en faisant de petits cris "hu hu hu" (ça sonne comme cette chère madame Doubtfire quand on écrit ça, décidément ça doit être sa fête aujour'hui).

FACT : les Nord-Irlandais se disent Irlandais alors que NON, et ils n'ont pas tous les yeux bleus. Argh. Et le spécimen évoqué trouve que HIMYM est moisi, il a instantanément perdu tout intérêt à mes yeux. ça m'a fait peur, aussi.

Sinon Joe est mort, puisque Monsieur rentre à 4h du matin complètement bourré et ne se lève pas pendant l'alarme incendie. C'est dommage, surtout qu'il avait coupé ses cheveux. En attendant, EVIDEMMENT, l'alarme tombe pile poil le jour où je ne porte pas mon merveilleux pyjama Phoebe-esque, mais toujours est-il que marcher dans l'herbe en flip-flops de bon matin, ça me rappelle le bon vieux temps, et cet été.

dimanche 14 mars 2010

Si j'étais dans un pays où les lois fussent moins strictes et les goûts moins raffinés, je m'offrirais une lente vivisection de ces deux êtres.




But the day breaks instead so you hurry home Don't let the sun blast your shadow Don't let the milk float ride your mind You're so natural - religiously unkind Oh no love! you're not alone


Oh no love! you're not alone No matter what or who you've been No matter when or where you've seen All the knives seem to lacerate your brain I've had my share, I'll help you with the pain You're not alone.


Parfois j'aimerais bien que ça soit quelqu'un d'autre que David Bowie qui me dise ce genre de choses, parce que putain il faudrait pourtant bien que j'entende ça d'une voix censée et pas d'un mec irrésistiblement Allemand.


D'ailleurs, ni Berlin, ni Lisbonne, ni Californie, ni même Londres. Puisque même pas de Lyon pour commencer, et parti comme c'est parti, pas de Liverpool non plus.


Et puis pas Londres, non, pas Londres, et plus d'Angleterre. Ahah, chomage alors? Pas de master voyons, votre niveau d'allemand est pitoyable. Alors quoi? Non, vous avez 20 ans à peine voyons, on ne va pas vous engager -faut pas déconner- alors quoi?


Alors un retour en France? Oh, bien, oui, quel beau retour en arrière. Je ne suis même pas sûre que j'arriverai à la supporter, à me regarder en face en ayant fait ça. Parce que je n'aurai peut-être pas le courage de repartir, et merde, de toute façon y'a rien ni personne qui me retienne ici.


Alors quoi? Mai, juin, juillet à Paris? Je sais qu'au bout de trois jours je ne supporterai plus d'y être.


Pourtant les vacances ne sont pas éternelles, et attirant des gens peu aimables, j'ai bien peur de ne jamais trouver d'endroit. D'endroit où on vous accueille à bras ouverts, où on fume en chaussettes sur le perron de l'entré, où on écoute des ballades Irlandaises à trois heures du matin en voulant épouser le guitariste. C'était un rêve, et "you're never coming back."

mardi 2 mars 2010

Der Zeit Ihre Kunst, Der Kunst Ihre Freiheit




Ce que l'humanité a perdu avec le temps, c'est l'élégance d'être. La musique classique a fait place à de la vulgaire mélodie commerciale formatée, la poésie à des paroles douteuses, les soirées enfumées à jouer aux cartes aux parties virtuelles sur ordinateur, et ainsi de suite. Alors, Monsieur le professeur, avec quelques semaines de retard, non, vous n'êtes pas drôle, vous ne me faites pas rire. Vous êtes vulgaire Monsieur. Sérieusement, où sont passés les chapeaux, les costumes, les moustaches, les montres à gousset, les cannes, les parapluie à format non réduit?
Où est passée la politesse, le jeu de mot qui ne soit pas vulgaire ni stupide ?
Et pourtant déjà, la Secession s'annonçait, Gustav réalise des chefs d'oeuvre, et son ami et élève, Egon,... Lui avait déjà tout compris. Merveilleux. Egon, il me refait dessiner. Ca fait des années que ça ne m'est plus arrivé, parce que "tu feras Latin plutôt qu'Art Plastiques", "Tu feras S, ma fille", "Tu feras du commercial, et tu seras riche. Comme ça tu aideras ta pauvre soeur qui jamais ne connaitra un très haut salaire, elle qui est si dépensière..."
Et bien non, j'avais bien ma mine de plomb dans ma trousse, mon essentiel, mon crayon rouge chéri, quelques feuilles, et des choses qui ont besoin de sortir.
Alors Maman, ce soir, je ne vais pas faire de Marketing, ce soir, je vais dessiner, je vais m'apaiser, et je vais réfléchir à mon avenir.

mardi 23 février 2010

Ils ont tué le guitariste, lui ont brisé les doigts.


"Ils ont tué le guitariste, lui ont brisé les doigts, interdit sa musique, surveillé quelques mois, mais au fond des mémoires, sur des marteaux-pilons, les compagnons d'usine ont gravé la chanson..."


Aux lettres auquelles je ne répondrai jamais,

Aux villes où je suis persuadée que je reviendrai, alors que rien n'est moins sur,

à ce que je n'aurai pas le temps de faire,

à ce que je n'aurai pas su quoi dire,

Aux lieux et personnes qui ne correspondent pas à la perfection,

à Camden au soleil,

à Hampstead sous la pluie,

Je dis tant pis,

De toute façon je préfère les films Anglais,

Les films anglais qui se passent à cette époque là, et où il pleut abondamment.


A cette année ratée et à ces espérances abattues,

à ces expériences étrangères,

à ces passions qui s'affaiblissent,

à ces constats douloureux,

à ces choses que l'on fait semblant de toujours trouver drôles,

à nos sourires tristes, nos yeux humides, et à la mer, un jour venteux.


"I may be lonelier now but I’m happy alone- honest. What would we talk about anyway? No I never resort to kissing your photo, Honest. It’s a broken smile, That’s breaking their hearts and breaking their minds."

lundi 8 février 2010

Das Leben ist kein Ponyhof.


Imbécile, Imbécile, Imbécile, je pourrais le répêter mille fois je crois. Imbécile, de toute façon je vois pas ce que j'aurais pu attendre, et je ne comprends pas pourquoi BERLIN alors que ça fait 10 jours que je meurs d'envie de parler Allemand, de hurler à qui veut l'entendre Ich weiss nicht was soll es bedeuten, dass ich so traurig bin. Au moins maintenant, je sais d'autant plus pourquoi. Mais merde quoi, pourquoi je resterai toujours aussi crédule, naïve, stupide, niaise et débile? C'est pas fumer à la fenêtre avec une tasse de tea brûlant qui changera quoi que ce soit. Fuck, I'm so sad, and nothing's gonna happen, why would it? It's not gonna happen anyway. NOT. GONNA. HAPPEN. Capito?

Alors fuck off Berlin, et merci à la Belgique.

"Can't you stop haunting? Can't you stop running? I hear the clock, it's ticking, and I don't want to die alone."

dimanche 7 février 2010

Hee, I haven't laughed so much since Pompeii.


En fait, en fait. Ecrire, brouillon, inspiration, dessiner dans la marge, trouver la carte postale, le temps d'écrire, écrire, ne rien oublier, trouver l'enveloppe, l'adresse, hop, on ferme, on lèche, on colle, on rajoute le petit autocollant "by Air Mail, par avion", parce que quand même hein, habiter en England donne officiellement le droit de toujours mettre ça, à coté du buste de Liz II, et hop, dans la ptite boite rouge. Et là, ça devient rigolo. Parce qu'il faut attendre, attendre, attendre, et ne rien reçevoir. Mouahahaha. haha. haha. pourtant, dans le temps, ils répondaient. Tous les 6. Et hop, on recommence avec un septième, mais après, c'est promis, j'arrête. Après 7 vient la raison, la résignation, et la publication complète de mes correspondances.

Bingo, je crois que je pourrais écrire ma rédactiiooon grâce à ce style catastrophiique.

Sinon, et bien quoi? Les meilleurs jours sont à venir, au bord de la Mersey, le cerveau suprême réuni pour le meilleur et pour les rires (on s'enfonce), même si on se fait draguer par un Adam et un Dave douteux au Jacaranda, et même si on dort chez des métaleux, il restera toujours ce moment à Albert Dock, avec nos clopes, à divaguer sur nos rêves merveilleux, et sur le vent.


"Look, in my opinion the best thing you can do is find a person who loves you for exactly what you are. Good mood, bad mood, ugly, pretty, handsome, what-have-you. The right person is still going to think the sun shines out of your ass. "

mardi 2 février 2010

Unidentified Flying Cupcakes..A Pigment of me Imagination



je ne suis définitivement pas sure que cette histoire de blog soit une bonne idée, vu que basiquement on ne peut pas s'exprimer pleinement, et ça présente à la même occasion quels états pitoyables traversent ces lieux. Et puis ça fait répéter, avec une nuance inédite, que le bonheur c'est peut être une simple maison au bord des côtes de Cornouailles.
"Now, I don't mean to alarm you, mates, but the years are going backwards."